Recrudescence du phénomène Kuluna à Kinshasa : voici ce que pense Roland Mimi Ngoy

Au regard du retour intense du phénomène appelé « Kuluna », qui désigne autrement les jeunes résidants dans la délinquance précisément dans la province-ville de Kinshasa, l’acteur socio-politique indépendant, Roland Mimi Ngoy pense que dans un premier temps, ce phénomène est dû au manque de politique sociale et d’encadrement des jeunes par le gouvernement Congolais.

Le phénomène Kuluna, c’est tout un système bien installé en République démocratique du Congo, depuis plus d’une décennie, rapporte le sénateur, surnommé, Mimi Ngoy qui rajoute que ces jeunes qui sont en manque de tout et en possession de rien, se lancent dans la délinquance dans l’espoir d’avoir ce qu’ils pensent mériter.

“Au lieu de nous poser les bonnes questions et attaquer les sources du problème, nous nous contentons de changer des individus dans la police nationale, voilà pourquoi jusqu’à ce jour rien ne va.” A-t-il dit.

Diverses sources sont à la base dudit phénomène, d’après Roland Mimi, notamment : le manque de politique d’éducation nationale et l’absence des établissements d’enseignement professionnel de qualité ; la complicité régnant entre les agents de l’ordre et les jeunes délinquants et le manque d’emploi.

Par ailleurs, le ressortissant de Ngaliema, appelle l’État congolais à s’organiser pour l’encadrement de la jeunesse dans son ensemble, plus particulièrement les enfants de la rue, appelés dans le langage Kinois « Shegués», en leur donnant accès aux formations pour être utile dans la société ainsi que faciliter leur intégration dans le milieu social et professionnel du pays.

En outre, dans sa vision politique, il propose aux gouvernants : la création par commune des établissements de formation professionnelle de qualité pour réduire le coût de transport et de frais à certains parents, une forte sensibilisation de l’État pour aider les parents à savoir comment éduquer et parler à leurs enfants adolescents, investir dans la création d’emplois pour sauver la jeunesse congolaise, mettre de la rigueur dans la police en sanctionnant sévèrement les complices des Kuluna et l’amélioration de la qualité de la formation des agents de l’ordre.

En appliquant ces quelques pistes de solutions, le Congo peut avoir une jeunesse forte et prête à développer le pays, conclu t-il.

Joël Tokombe

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