Qui sauvera l’Est de la RDC?

Les femmes violentées, des familles déchirées, tuerie, massacres et les pillages sans merci sont des situations qui définissent le calvaire que traverse les citoyens de la RDC depuis longtemps.

La population de l’Est de la République démocratique du Congo vit chaque jour dans une insécurité totale, une vie de frayeur, de peur, de massacres orchestrés par le groupe ADF.

Les femmes violentées, des familles déchirées, tuerie, massacres et les pillages sans merci sont des situations qui définissent le calvaire que traverse les citoyens de la RDC depuis longtemps.

Il faut être aveugle et sourd pour n’est pas connaitre cette triste réalité qui affaiblit les dirigeants du congo.

Mais qui sauvera l’Est de la RDC face à cette situation ?

On se souvient qu’en 2020, le président Félix Tshisekedi avait promis de résider à Goma pour suivre de près la situation sécuritaire dans l’est de son pays. A Cela s’ajoute aussi la nomination d’un coordonnateur national du programme de démobilisation des ex-combattants. 

Hellas! Aucune réaction jusque-là. Alors que mort et massacres sont devenu un mode de vie dans ce coin du pays, la population congolaise reste rêveur face à la non réalisation de ces promesses visant la restauration de la paix à cette situation qui a trouvée racines pendant le 18 ans du régime Kabila.

FARDC (Les Forces armées de la République démocratique du Congo)

La LUCHA à la recherche de la paix à l’est

Livré à lui même la population n’as plus d’autre choix que de s’en fuir et abandonné leur bien ainsi que leur terre.

Selon l’ONU, plus de 200 personnes tuées et 40.000 autres déplacés par le groupe armé ADF dans le nord-est de la RDC cette année.

L’organisation des nations unies s’inquiète par ailleurs de l’augmentation alarmante du nombre des attaques dans le territoire de béni et dans la province de nord kivu, ainsi que dans les villages voisins de la province d’ituri.

Manifestation pacifique de la LUCHA
Manifestation pacifique de la LUCHA

Insupportable de voir le sang de cette pauvre population, le mouvement citoyen Lucha se lance dans un grand combat pour réveiller la population et pour réclamer le départ de la MONUSCO et toutes les ONG internationales basées dans les zones affectées par la guerre.
Selon ce mouvement citoyen, ces organisations internationales sont les auteurs des tueries et les massacres de Beni.

Dans la ville de Butembo, ils étaient des milliers a participer a un culte religieux au stade Matokeo pour rendre hommage à toutes les victimes de tueries de Beni.

” Le Congo refuse délibérément de leur rendre hommage mais pas nous. Nous les oublierons jamais” a déclaré un activiste de la LUCHA

A l’issue de ce culte , les manifestants se sont rendus pacifiquement a la base de la MONUSCO pour leur rappeler de plier bagages et dégager

Rien ne peut troubler la MONUSCO

Malgré cette grande révolte populaire instaurée par la LUCHA, la MONUSCO promet de continuer à donne son soutien indéfectible au Gouvernement congolais afin qu’il assume pleinement sa responsabilité régalienne.

« La mission est mobilisée auprès de ses partenaires congolais, pour soutenir les efforts de protection des populations civiles, exposées à cette violence, et continuer d’accompagner l’instauration de l’autorité de l’Etat dans ces zones, en particulier les efforts des Forces armées et de la police nationale » a déclaré le porte-parole de la MONUSCO Bintou Keita, Mathias Gillmann, le mercredi 7 avril dernier.


Elle ajoute par ailleurs que les Nations Unies sont attachées à la liberté d’expression, à la liberté d’opinion et à la liberté des manifestations pacifiques.

Des personnes déplacées fuient les lieux d’une attaque prétendument perpétrée par le groupe rebelle ADF dans le village de Halungupa près de Beni le 18 février 2020 (Photo par Alexis Huguet / AFP)

Des députés corrompus ?

D’après certaines voix de la scène politique Congolaise, plusieurs députés sont les commanditaires des massacres dans 8 provinces de la partie Est de la RDC.

Pour donner un souffle soulagement à la population de cette contrée, le président de l’ensemblée nationale Christopher Mboso a choisi quinze (15) députés non originaires des dites provinces pour effectuer une enquête d’un mois sur les violences persistantes dans les provinces affectées.

Les provinces touchées sont : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Haut-Uele, Bas-Uele, Haut-Katanga et Haut-Lomami.

« On ne peut pas mettre les gens en face d’un conflit d’intérêt aussi, un problème de sécurité pour les originaires, il ne faut pas qu’on vous suspecte, au cas où on trouvait que X ou Y est impliqué, et qu’il est transféré en justice ou arrêté, on risque de s’en prendre à vous parce que vous avez fait partie de la commission, donc nous devons vous protéger », a expliqué Mboso, le président du parlement Congolais.

Nonobstant entre les efforts de la LUCHA, les promesses du Président Tshisekedi et le nouveau regard de Christopher Mboso, la question de savoir qui sauvera l’Est de la République démocratique du Congo? reste posée, car on sait pas exactement d’où viendra le secours pour cette population de l’est.

Pat BOKETE

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